Cosmétiques, Healthy Living, Longevité, Médecine & Chirurgie esthétique, Micro-nutrition, tendances et nouvelles techniques

Un corps canon, dans un esprit zen : l’approche du professeur MENINGAUD

Douleurs, fatigue, rides, visages affaissés, hypertension, rosacée, mais aussi maladies chroniques, maladies graves…
Le corps se manifeste à notre esprit et notre esprit se manifeste au travers de notre corps. Aujourd’hui, pouvons-nous parvenir à atténuer les conséquences d’une maladie, les retarder, voire les anticiper ? Et peut-on même éviter d’être malade ? Il semblerait que grâce à la médecine préventive, le corps et l’esprit peuvent vieillir magnifiquement.  De plus, et pour celles et ceux qui ont le souhait de préserver leur apparence, ou encore qui désirent corriger ce qu’ils ou elles vivent comme imperfections, de nombreuses solutions peuvent être apportées.

Rencontre avec le professeur MENINGAUD, auteur du livre « Le programme anti-âge du Professeur MENINGAUD » .

Connaître son âge, non pas celui inscrit sur notre carte d’identité, mais notre âge physiologique, s’avère nécessaire. Pourquoi ?

En fait, nous avons plusieurs âges. Nous avons bien entendu un âge chronologique mais nous n’avons pas qu’un seul âge physiologique car nos différents tissus vieillissent à des rythmes différents. L’organe le plus fragile est en général le rein. En fonction de nos susceptibilités génétiques, notre peau, nos artères, nos os ou notre cerveau peuvent vieillir plus ou moins vite. Il importe donc de faire un bilan complet qui permette d’intégrer ces différents facteurs. On pourra alors avoir une idée plus précise de notre âge réel.

Donc, il importe d’avoir un bon diagnostic. Aussi, quels sont les examens qu’un spécialiste de médecine de prévention  doit effectuer ?

Il y a tout d’abord le vaste champ des examens biologiques : risque de pré-diabète, profil des antioxydants, des vitamines, des oligo-éléments et des graisses, le statut hormonal et les facteurs de risques inflammatoires et cardio-vasculaires. Ponctuellement et en fonction de chaque cas particulier, des examens plus pointus peuvent être envisagés comme l’indice télomérique, les neuromédiateurs, les sérologies, les marqueurs tumoraux (notamment les PSA pour les hommes), le profil de tolérance alimentaire ou une analyse du microbiote intestinal. En parallèle, il est important d’analyser la répartition des graisses grâce au DEXA. L’analyse osseuse fait appel à l’ostéodensitométrie. Un bilan cardio-vasculaire complet est essentiel. Un bilan gynécologique (andrologique pour les hommes) doit être systématique. Enfin, il ne faut pas oublier le bilan ORL, stomato et ophtalmo. 

Cependant, si je me sens en pleine forme et que moi-même, je me supplémente, pour toujours être bien.  Je n’ai pas forcément besoin de faires des analyses, n’est-ce pas ?

L’objectif de la médecine anti-âge et de détecter les signaux faibles voire très faibles des maladies. Vous pouvez donc vous sentir en parfaite santé et en réalité souffrir des prémices de ce qui constituera une maladie. En fait, le corps peut résister pendant des années à un déséquilibre jusqu’au jour où ça casse. D’autre part, très souvent la supplémentation donne bonne conscience mais n’est pas adaptée. La seule façon de faire le point et de réaliser des explorations. On pourra alors arrêter certains suppléments, en commencer d’autres et rectifier les doses. Ces bilans doivent être réalisés de façon annuelle car d’une année sur l’autre les équilibres peuvent changer en raison de très multiples facteurs que nous ne pouvons contrôler

Vous évoquez une hygiène de la pensée. C’est-à-dire, il est important d’éprouver plus d’amour, d’empathie, d’admiration, de gratitude qui d’ailleurs, devraient être nos nourritures quotidiennes. En quoi cela influe-t-il directement sur notre santé, et apparence physique ?

Il y a deux types d’affects : les sentiments et les émotions. Les émotions (joie, peur, exaspération, etc.) émergent sans participation intellectuelle. Il ne faut surtout pas les refouler sans quoi il se traduiront par une somatisation : anxiété chronique, ulcère, maladie cardiaque, eczéma, etc. Les sentiments, contrairement aux émotions, font intervenir l’intellect (compassion, bonté, admiration, ressentiment, jalousie, envie, amour, etc.). Avec un peu d’entrainement et de volonté on peut donc exercer un certain degré de contrôle sur ses sentiments. Seuls trois sont nécessaires à une vie pleine et épanouie : l’admiration, l’amour et la compassion. Tous les autres sont toxiques, pas uniquement d’un point de vue moral et symbolique mais de façon directe c’est-à-dire de façon moléculaire. Le cerveau est la plus grande usine à médicaments qui existe. Il contient plusieurs glandes comme l’hypophyse, l’épiphyse et l’hypothalamus qui sont en relation directe avec l’activité neuronale. Les sentiments toxiques que Spinoza a appelé les passions tristes ne nous rendent pas seulement malheureux mais altèrent progressivement notre santé. Ils détruisent l’être moralement mais aussi physiquement.

Par ailleurs, les émotions et leurs manifestations font partie de notre santé mentale. Pour ce qui concerne leurs manifestations, elles se lisent souvent sur notre visage. Aussi en agissant sur la manifestation de certaines expressions, et en modifiant l’expression d’un visage peut-on modifier des émotions et à terme, le caractère d’une personne ?  (L’objectif étant bien sûr de lui apporter du bien-être)

Le caractère d’une personne fait partie de sa personnalité et par définition la personnalité ne peut être modifiée. À ma connaissance, toutes les expériences qui ont été faites pour changer la personnalité d’un individu ont été très dangereuses et se sont soldées par des échecs. La personnalité est aussi inaltérable que le patrimoine génétique. En revanche, de la même façon que l’on peut modifier l’expression de nos gènes par l’épigénétiques, c’est-à-dire par le comportement et le milieu, il est possible d’adoucir un caractère ou comme on le dit trivialement de faire d’un défaut une qualité. Mais ce qui m’apparaît le plus important est surtout de pouvoir améliorer le rapport que l’on entretien avec soi-même. Apprendre à se connaître et mieux s’accepter est déjà le projet d’une vie. Sur le portique du temple de Delphes il était inscrit connais-toi toi-même et tu connaîtras l’univers et les Dieux…

Pour ce qui concerne la médecine esthétique, existe-t-il certains actes très peu invasifs ou non invasifs, qui sont à faire régulièrement (exemple en routine annuelle) pour maintenir une belle qualité de peau et un visage » rayonnant »  ?

Tout à fait. En premier lieu je conseillerais de ne jamais laisser s’installer durablement une ride.  Les techniques d’injection et de comblement ont fait de considérables progrès et il est désormais possible d’y accéder sans ecchymoses et sans douleurs. L’acide hyaluronique apporte non seulement de l’hydratation mais permet également d’induire une sécrétion de collagène. La toxine botulique utilisée avec parcimonie (Botox) permet de moduler le tonus de repos des muscles. Elle a une action sur le vieillissement apparent très sensible.

En outre, en fonction de la qualité de sa peau il faut faire appel à des moyens complémentaires physiques (laser, radiofréquence, HIFU) , chimiques (peeling) ou biologiques (facteurs de croissance, médecine régénérative) une fois par an.

Enfin, au quotidien, il ne faut pas négliger la cosmétique qui a fait de considérables progrès. Point n’est utile d’investir des sommes folles. Je développe tout cela dans mon livre….

La médecine de prévention permet d’anticiper les maladies, de corriger certains mal-être…
Aussi, qu’en est-il du destin ? Comment le positionner vs la médecine de prévention ? Peut-on encore croire au destin ?

La question du destin qui serait ou pas modifiable est absolument centrale. Tout être humain se la pose un moment donné de son existence. Je dirais même qu’elle est consubstantielle de l’humain voire qu’elle nous qualifie comme humain.

J’arrête de commenter la question pour donner ma modeste réponse en deux temps. Tout d’abord on ne saura jamais à l’échelle humaine si l’on est en train de jouer une partition écrite à l’avance ou si nous sommes en train d’écrire notre vie sur une page blanche. Dit d’une autre façon, on ne saura jamais à chaque fois que l’on décide de changer de comportement si ce changement était écrit à l’avance ou si nous le faisons vraiment librement. En revanche, je suis intimement persuadé que mieux nous connaîtrons nos propres déterminismes (sociaux, génétiques, familiaux), plus nous serons légitimes à prétendre que nous sommes libres. Je ne parle ici que de liberté ontologique. Nous ne pourrons jamais affirmer complètement que nous sommes libres de notre destin, mais nous serons un peu plus fondés à le croire et c’est déjà bien agréable. Dans ce ternaire qu’est le corps, l’âme et l’esprit, mon livre prétend donner des clefs pour une meilleure maîtrise de son corps.  A l’échelle terrestre, sans un corps, il ne peut y avoir ni intelligence ni spiritualité : mens sana in corpore sano.

Qui est Jean-Paul MENINGAUD ?

Le professeur Jean-Paul MENINGAUD est professeur à l’Université de Paris 12 depuis 2009, chef du service de chirurgie plastique, esthétique et maxilio faciale du CHU Henrie Mondor depuis 2012. Spécialiste de la face, il a participé à 7 greffes de visage depuis 2007. Il consacre une partie importante de son temps à la recherche et publie une vingtaine d’articles scientifiques par an.
Le livre : « Le programme anti-âge du Professeur MENINGAUD » est disponible sur les plateformes Amazon, Fnac, Kobo, etc. 493 pages. A partir de 40 euros.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s