Médecine & Chirurgie esthétique, visage

Comment supprimer ou atténuer les rides du cou ?

Le cou est une partie de notre anatomie qui est souvent délaissé lors de l’application de crème ou sérum et qui, avec le temps, « illustre » notre âge. Pour l’entretenir, ou encore récupérer les dégâts causés par le temps, ou par un amaigrissement, …le Docteur Corniglion nous donne ses conseils.

Comment atténuer ses rides du cou ? 

IMG_2554.jpgAvant tout traitement, l’établissement d’un diagnostic s’impose.
En effet, les rides ne relèvent pas toutes de la même cause : certaines apparaissent avec les années, d’autres après un amaigrissement important, une maladie, ou encore suite à la ménopause…

Chaque composante est donc à prendre en considération :

– les expositions répétées au soleil, la consommation de tabac,

– l’usage régulier ou occasionnel de crèmes protectrices,

– l’alimentation, le poids : les visages ronds sont moins ridés !

– le teint, directement lié à la vascularisation cutanée (la vascularisation : ensemble des vaisseaux sanguins), les vaisseaux sanguins forment un réseau aussi fin que des cheveux (c’est pour cette raison qu’on les appelle capillaires) malheureusement ils peuvent se modifier et leur paroi s’altérer. L’augmentation de volume au-delà de la normale (les médecins parlent d’ectasie vasculaire) ils deviennent rouge visibles et forme un réseau disgracieux, donnant un aspect de vieillissement prématuré surtout quand il s’y associe des taches.

– la qualité du tissu cutané (la peau). Est-elle souple, relâchée ?

– enfin, il convient aussi de noter une éventuelle pathologie dermatologique : allergie, eczéma, lésion cutanée (grains de beauté, dyskératose, mélanome…)

Le traitement sera donc adapté en fonction de, ou des, causes responsables.

Prenons des exemples :

2018-07-15-09-50-30.jpg– pour une peau relâchée, tachée par le soleil, avec des capillaires trop visibles, il faudra d’abord traiter chaque anomalie et tonifier la peau, relancer les métabolismes, activer la production de fibres de collagène, des fibres élastiques…

– pour une personne à peau épaisse où, une ride unique creuse un sillon transversal, comme si la peau avait été « rayée » à un endroit par un poinçon. Le simple comblement de cette ride suffira à régler la disgrâce ; le traitement sera rapide et efficace.

– à la ménopause les hormones influencent beaucoup la qualité de la peau, pouvant soit contribuer à sa déshydratation et à son relâchement ou, d’autres fois, à la rendre plus grasse, dans ces cas, les traitements combinés donnent les meilleurs résultats.

C’est donc seulement après avoir effectué un diagnostic complet que l’on propose un protocole de soins. De ce fait, les patientes bénéficient d’un traitement adapté à leur propre besoin. Du « sur mesure », qui apporte une vraie satisfaction. Il faut s’en remettre au spécialiste qui, choisit la meilleure solution, au besoin en associant les moyens à disposition comme : comblement, lumière pulsée, laser, radiofréquence, mésothérapie, le PRP (plasma riche en plaquettes est interdit depuis peu) ou même, un lipofilling (injection de graisse) pour les décolletés trop plats, « déshabité ».

 

needle-1291172__480Une fois ce diagnostic posé, comment abordez-vous les rides ?

Une fois le diagnostic posé, tout devient simple.
Le type de rides étant identifié, leur profondeur et leur étendue définies, il est procédé à leur réparation : comblement des rides profondes, hydratation du derme, régénération des cellules du derme. S’il existe des taches, des capillaires trop apparents, un traitement ciblé est mis en œuvre.

Le but est d’obtenir une surface de peau uniforme, de couleur homogène.
Pour prévenir les dégâts, il faut nourrir la peau et la traiter au fur et à mesure : c’est la meilleure façon de la préserver.  A ce propos, souvenez-vous que le soleil altère votre peau, n’oubliez pas de la protéger.

 Quand la peau est trop fine, comment lui redonner de l’épaisseur ?

2018-07-15-10-04-27Il y a 2 cas de figure :

– s’il existe des rides profondes, qui créent une « fracture dermique » voire un aspect de « quasi cicatrice » il faut alors remplir la ride en creux en utilisant, soit un produit de comblement (facilement mis en œuvre au cabinet), soit de la graisse prélevée sur la patiente elle-même (c’est la technique du lipofilling – qui se pratique en ambulatoire à la clinique) pour la « réinjecter » au niveau des zones déprimées, creusées et atteintes par l’affaissement dermique et même hypodermique.

– s’il s’agit de flétrissures, de rides superficielles, peu profondes, il faut opter pour la stimulation des fibroblastes, qui sont les cellules génératrices des fibres de soutien de notre peau.

Quelles sont les techniques que vous utilisez ?
Pour les rides profondes, il faut d’abord les combler. L’utilisation de « skinbooster » (ensemble de soins pour revitaliser la peau) est insuffisant en première intention. C’est en comblant les rides profondes que l’on obtiendra le résultat le plus satisfaisant et le plus rapide. Bien entendu, par la suite, il faudra « s’attaquer » à la cause c’est à dire stimuler les fibroblastes.

Pour les rides plus superficielles, on utilise la lumière pulsée, le peeling, la radiofréquence multipolaire, le laser fractionné, la mésothérapie, les LED, les injections…

Cependant, toutes ces thérapies doivent être adaptées en fonction du type de peau, il est donc important de réaliser une bonne analyse préalable.

On peut faire un parallèle avec le traitement, bien établi depuis des années, des rides de la patte d’oie : les patient(e)s souhaitent de la toxine botulique. Elles, et ils, ont raison : cela évite les contractions répétées du muscle orbiculaire qui, à la longue plisse la peau, et forme des rides. Mais, lorsque la peau est plus « mature », qu’elle est altérée en profondeur dans sa structure, qu’elle est trop épaisse il faut traiter les problèmes de cassure de la peau. Pour cela, on doit combler les rides avec de l’acide hyaluronique et/ou faire appel à des soins complémentaires. Quand il se forme un repli cutané débordant la paupière, une blépharoplastie (lifting chirurgical de la paupière) est la solution de choix car, elle permet un rajeunissement du regard.

En résumé, pour un résultat optimum, après un diagnostic précis, le traitement proposé est souvent un mixte de techniques adapté à la peau de chacune et de chacun.

Avez-vous une fourchette de prix ?

A partir de 350 euros, à adapter si un traitement de fond s’avère nécessaire.
En cas de double menton on envisage une cryolipolyse ou une lipoaspiration ; à partir de 450 euros pour une séance.
S’il existe un relâchement complet du cou avec des « fanons », donnant un aspect de « cou de dindon », seul un lifting chirurgical du cou permettra d’obtenir un bon résultat. Compter entre 3500 et 5500 euros.

Comme vous pouvez le constater, tout dépend de l’importance des traitements à effectuer.

Mon conseil avant l’été ?  Corriger les imperfections existantes, cela évitera d’avoir à réparer des « lésions » plus profondes et, vous offrira le plaisir d’un décolleté de la poitrine ou du dos agréable !

Et bien sûr, préservez votre cou, votre décolleté et votre peau en vous protégeant des UV et…passer un bon été.

(crédit photo du docteur plasticien chirugien : G Santiago)

 

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